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Le Monstre transparent
public : jeunes adultes/adultes
volume : 150 pages, 48.7 Mo
genre : essai
horizons : histoire de l’art, connaissances générales, sens critique, humour
isbn : 979-10-94426-09-8
— Je préfère Madonna à Mozart, dois-je me pendre ?
— Ma boîte m’a envoyé avec mes collègues à un rallye-art dans un musée, à tous on a pu répondre à une question sur cent trente, doit-on démissionner ?
— Peut-on dire, « j’en ai rien à branler de l’opéra » sans se faire coffrer ?
— Je ne vais jamais au théâtre, même en DVD, vais-je avoir un cancer ?
— Je vivrais pareil si la Joconde faisait la gueule, suis-je normal ?
— Internet fait si bien les dossiers du gosse et le prof y voit rien, dois-je vraiment sacrifier le budget bouffe dans une librairie ?
— Le bâtiment de l’entreprise qui m’a viré est classé monument historique. Moi aussi alors ?
— Est-ce que « voir en vrai les œuvres » compense une après-midi foot où le petit prend l’air, au moins ?
— À quoi sert la Culture ?
À rien, rassurez-vous.

présentation générale

En vifs chapitres tragicomiques, Le Monstre transparent retrace l’histoire de l’Art, du don du feu à nos jours, et explique «comment et pourquoi se foutre autant de la Culture qu’elle se fout de nous. » Ou l’inverse, d’ailleurs. La Culture avec un grand C, l’institutionnel, l’étatique, l’obligatoire, l’inventée, n’existe pas. Elle n’est pas la culture, pas nos fondations, notre universalité, notre éternelle.
Lisible par les amateurs, à faire sourire les hégéliens, et ceux qui auront lu Elie Faure, Le Monstre transparent est d’abord pour ceux qui n’ont aucune idée de l’histoire de l’art ; même s’il use souvent d’humour, il est avant tout pédagogique, fidèle à une chronologie et surtout à un sens : de cause à conséquence, pour expliquer chaque mouvement de création. Son objectif est de proposer une architecture (simplifiée) de la création comme n’étant pas de l’ordre de la génération spontanée, mais de la logique conséquentielle, quand bien même un nombre fou de paramètres soit à prendre en compte. Ainsi que repris dans les autres titres du site : rien ne se perd, rien ne se crée, mais l’art a une exception : le mystère.

Note sur l’anime

Dans Le Monstre transparent, un chapitre spécial est accordé à l’anime ci-dessus.
La première partie de l’anime est un préambule technique présentant les étapes réelles d’un travail de restauration, réalisé numériquement, pour obtenir certaines images de la seconde partie qui ne sont pas le fait d’un logiciel magique du FBI, mais d’un travail manuel.
Sur l’agrandissement (x 25) d’un détail d’environ 1 cm2 de la couche picturale d’une huile sur bois (une peinture à l’huile sur bois, un panneau de peuplier, en l’occurrence) :
1. il est procédé à l’allégement (un nettoyage très mesuré) autour des craquelures et sur les écailles (îlots de peinture entre les craquelures) des traces de vernis oxydés (des résidus laissés par d'anciens nettoyages), et/ou des exsudats de colle d'anciens refixages.
2. Une réintégration (retouche) réversible, par une technique pointilliste, atténue la visibilité des craquelures. Il s’agit de placer lentement, régulièrement mais aléatoirement aussi, pour ne rien systématiser, de petits points de la même teinte que les parties originales alentour, ou de teintes approchantes mais qui, toutes ensemble donnent l’illusion de la teinte exacte. Dans les produits utilisés pour cette réintégration, les liants enrobant les pigments sont chimiquement différents des matériaux originaux, une réintégration doit déontologiquement toujours pouvoir être retirée, même après des dizaines d’années, voire des siècles.
3. Des glacis (d’extrêmement fines couches teintées mais transparentes) sont posés pour assainir la vibration et rééquilibrer l'aspect, redonner une homogénéité, atténuer les transparences, les décolorations, les usures et les derniers voiles de colles et vernis anciens.

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